Quand punir rassure l’adulte, pas l’enfant

Publié le 18 janvier 2026 à 21:09

Punir donne souvent l’impression d’agir.
De reprendre le contrôle.
De faire notre rôle.

Mais bien souvent,
la punition sert d’abord à rassurer l’adulte.

Elle calme la colère.
Elle apaise l’impuissance.
Elle donne le sentiment que quelque chose a été fait.

Pour l’enfant, c’est différent.

Un enfant puni sans explication
ne comprend pas toujours ce qu’il a mal fait.
Il comprend surtout qu’il a déçu.
Qu’il a dérangé.
Qu’il a franchi une limite… sans toujours en saisir le sens.

La punition peut faire obéir sur le moment,
mais elle n’enseigne pas nécessairement.
Elle peut même faire taire des émotions
qui auraient besoin d’être comprises.

Quand on punit pour se calmer soi-même,
on passe souvent à côté de ce que l’enfant vit réellement.
La fatigue.
La frustration.
L’impulsivité.
Le besoin d’attention ou d’encadrement.

Punir rassure parfois l’adulte.
Mais l’enfant, lui, a surtout besoin
qu’on l’aide à comprendre ce qui s’est passé.

Parce qu’un enfant qui comprend
apprend à se réguler.
Un enfant qui a peur
apprend surtout à éviter.

Et mon objectif n’a jamais été d’élever des enfants dociles,
mais des enfants conscients.