Expliquer plutôt que punir

Publié le 18 janvier 2026 à 12:15

Je n’ai jamais vraiment cru aux punitions prolongées.
Pas à celles qui s’étirent dans le temps.
Pas à celles qui s’accumulent après coup.

Quand un enfant agit mal,
je crois plus à l’explication qu’à la sanction.

Dire « ce comportement n’est pas correct »,
mettre une limite sur le moment,
oui.
Mais punir pour punir,
non.

Sur l’instant, il peut y avoir une conséquence claire :
« Ton comportement n’est pas acceptable,
alors aujourd’hui, il n’y aura pas d’amis. »

Pas pour faire mal.
Mais pour marquer le lien entre l’action et ce qu’elle entraîne.

Et ensuite, on passe à autre chose.

Quand un mauvais comportement a eu lieu à l’école ou ailleurs,
il y a souvent déjà eu une conséquence.
Alors à la maison,
je ne ressens pas le besoin d’en rajouter.

Je préfère demander :
Qu’est-ce qui s’est passé ?
Qu’est-ce que tu as compris ?
Qu’est-ce que tu ferais autrement la prochaine fois ?

Pour moi, punir encore un enfant qui a déjà vécu une conséquence
ne fait pas apprendre davantage.
Ça fait souvent l’inverse.

Ça alourdit.
Ça ferme le dialogue.
Ça nourrit la honte ou la colère.

Je crois que l’apprentissage se fait dans le présent,
au moment où l’événement se produit.
Pas dans une accumulation de sanctions qui perdent leur sens.

Un enfant qui comprend
apprend plus qu’un enfant puni.

Je veux des enfants capables de réfléchir à leurs gestes,
pas des enfants qui agissent par peur d’une punition supplémentaire.

Expliquer,
accompagner,
mettre des limites quand il le faut,
puis laisser l’enfant intégrer.

Parce que l’objectif n’est pas de contrôler un comportement,
mais d’aider un enfant à développer son jugement.