Mon grand-père, quand trois mois sont devenus vingt-sept jours

Publié le 9 février 2026 à 19:15

On nous avait parlé de trois mois.
Trois mois pour apprivoiser l’idée.
Trois mois pour se préparer doucement.

Il n’en aura eu que vingt-sept jours.

Du diagnostic à son départ, tout s’est enchaîné trop vite. Le temps n’a pas ralenti. Il a filé, nous laissant derrière, à essayer de comprendre.

Quatre jours après son arrivée à Aube Lumière, il est parti.
Quatre jours seulement, quand on pensait en avoir davantage.

Quand le temps se contracte ainsi, il ne reste plus que l’essentiel.
Être là.
Aimer.
Jusqu’au bout.