Cette série n’a jamais été écrite pour exposer.
Elle a été écrite pour déposer.
Déposer ce qui a été trop longtemps porté en silence.
Déposer ce qui n’avait jamais trouvé de mots justes.
Déposer pour enfin respirer.
Il y a des histoires qu’on raconte pour être comprises.
Et il y en a d’autres qu’on écrit pour se libérer.
Celles-ci font partie de la deuxième catégorie.
Elles parlent de relations qui blessent sans frapper.
De pères absents.
De mères qui protègent.
D’enfants qui ressentent.
De cycles qu’on choisit enfin de briser.
Elles parlent surtout d’un passage.
Celui de la survie à la vie.
Survivre, c’est s’adapter à ce qui fait mal.
Vivre, c’est refuser de continuer à le normaliser.
Ce chemin n’a pas été parfait.
Il n’a pas été linéaire.
Mais il a été conscient.
Aujourd’hui, je ne cherche plus à expliquer mon histoire.
Je la respecte.
Je la replace à sa juste place.
Elle ne me définit plus.
Elle m’a transformée.
Si ces mots résonnent chez toi,
sache que tu n’es pas seule.
Et surtout, que poser des limites,
choisir la paix,
et se protéger
ne font jamais de toi quelqu’un de mauvais.
Parfois,
le plus grand acte de courage
est simplement de décider
qu’il est temps de vivre.