Je n’écris pas ce texte pour raconter toute ma vie.
Je l’écris parce qu’à un moment donné, j’ai compris que survivre ne suffisait plus.
Pendant longtemps, j’ai avancé en mode automatique.
Je donnais ce que j’aurais aimé recevoir.
Je tenais debout pour les autres, souvent avant de penser à moi.
J’appelais ça de la force, de la loyauté, de l’amour.
Aujourd’hui, je sais que c’était aussi une façon de m’oublier.
La vie m’a forgée à travers des épreuves, des pertes, des silences, des déceptions.
Je n’entrerai pas ici dans les détails du passé.
Non pas parce qu’ils n’ont pas d’importance, mais parce qu’ils ne me définissent plus entièrement.
Ils expliquent une partie du chemin, pas la destination.
Ces derniers temps, quelque chose a changé.
Mon corps a parlé.
Mon cœur aussi.
Et pour la première fois, je me suis arrêtée.
Pas pour abandonner, mais pour écouter.
J’ai compris que continuer à tout porter n’était pas du courage.
Que dire non n’était pas un manque d’amour.
Que se choisir n’était pas de l’égoïsme, mais une nécessité.
Ce blogue est né de cette prise de conscience.
Il n’est pas là pour donner des leçons.
Il n’est pas là pour sauver qui que ce soit.
Il existe pour déposer des mots, partager des réflexions, et mettre de la lumière sur ce qui se transforme quand on décide, enfin, de vivre autrement.
Ici, je parlerai de résilience, oui.
Mais surtout de ce qui vient après.
Du moment où l’on cesse de survivre pour commencer à vivre.
Du moment où l’on apprend à s’écouter, à se respecter, à poser des limites.
Du moment où l’on comprend que la famille ne se définit pas toujours par le sang, mais par la présence, la constance et l’amour réel.
J’écris pour moi.
J’écris pour mes filles.
Et si mes mots résonnent chez quelqu’un d’autre, alors ils auront trouvé leur place.
Ce texte n’est pas un retour en arrière.
C’est un point d’ancrage.
Le début d’un nouveau livre.