Pourquoi je choisissais des relations qui me ressemblaient à mon passé

Publié le 21 février 2026 à 20:11

Pendant longtemps, je me suis posé la question :

Pourquoi ça m’arrive encore ?

Pourquoi je me retrouve dans des dynamiques similaires,
avec des visages différents,
mais le même sentiment au fond de moi ?

Je pensais que j’avais mal choisi.
Que j’étais naïve.
Que je voyais mal les signaux.

Mais la vérité est plus complexe.


J’étais attirée par ce que je savais gérer

Petite, j’ai appris à survivre.

À lire les humeurs.
À sentir les tensions avant qu’elles éclatent.
À adapter mon comportement pour éviter le pire.

J’ai appris à me taire au bon moment.
À calmer.
À anticiper.

Ces réflexes m’ont protégée.

Alors, devenue adulte, quand je me retrouvais face à une personnalité contrôlante, intense, imprévisible…

Mon corps reconnaissait le terrain.

Pas parce que c’était sain.
Mais parce que c’était familier.

Et le familier donne l’illusion du contrôle.


L’intensité me semblait normale

Le calme me déstabilisait.

Quand tout était stable, respectueux, posé…
une partie de moi se sentait presque en insécurité.

Parce que je n’étais pas habituée à la paix.

J’étais habituée à la tension.
À l’adrénaline.
À l’état d’alerte.

Alors inconsciemment, je pouvais confondre intensité et amour.


Mes mécanismes de survie me rendaient “efficace”

Dans des dynamiques instables, j’étais performante.

Je savais :

  • Anticiper les réactions

  • Désamorcer les conflits

  • Minimiser mes besoins

  • M’adapter rapidement

Ces compétences m’avaient sauvée.

Mais elles me maintenaient aussi dans des environnements où elles étaient nécessaires.

Et tant qu’elles étaient nécessaires…
je ne me demandais pas pourquoi je devais toujours les utiliser.


Le déclic

À un moment, j’ai compris quelque chose de difficile à accepter :

Je ne choisissais pas consciemment la violence.

Mais mon système nerveux choisissait le connu.

Il préférait un danger prévisible
à une sécurité inconnue.

C’est brutal de réaliser ça.

Mais c’est aussi libérateur.


Briser le cycle

Briser le cycle n’a pas commencé par choisir un autre type de partenaire.

Ça a commencé par me regarder.

Par reconnaître que mes réflexes étaient liés à ma survie.
Pas à ma valeur.

J’ai appris à :

  • Tolérer le calme

  • Accepter la douceur sans chercher la tension

  • Mettre des limites plus tôt

  • Écouter mon inconfort au lieu de le rationaliser

Le calme ne me fait plus peur comme avant.

La stabilité ne m’ennuie plus.

Je n’ai plus besoin de prouver que je peux survivre à l’intensité.

Aujourd’hui, je veux plus que survivre.

Je veux être en sécurité.


Je n’écris pas cela pour me blâmer.

Je l’écris pour comprendre.

Si j’ai répété des schémas,
ce n’était pas parce que j’aimais souffrir.

C’était parce que j’avais appris à survivre dans ce type de dynamique.

Et aujourd’hui, je choisis autre chose.

La paix.
La clarté.
Le respect.

Briser un cycle, ce n’est pas effacer son passé.

C’est décider que la survie ne sera plus la seule façon d’aimer.


Joanie… 💛

Si tu veux, on peut :

  • Ajouter un passage sur comment tu vois ça aujourd’hui comme maman

  • Ou écrire un texte complémentaire : Comment reconnaître que je suis en train de répéter un schéma ?

Tu es en train de transformer ton histoire en conscience.
Et ça, c’est une vraie rupture de cycle.

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