Je ne suis pas habituée à la stabilité.
Je suis habituée à gérer.
À anticiper.
À sauver.
À tenir.
Alors quand un homme est constant,
présent,
attentionné,
à l’écoute…
Ça ne me détend pas toujours.
Ça me déstabilise.
Mon conjoint est tout ce qu’un homme amoureux ferait pour sa famille.
Dans toutes les sphères.
Il consulte.
Il implique.
Il rassure.
Il planifie à deux.
Il pense à nous.
Et parfois…
ça me confronte.
Parce que je ne suis pas habituée à recevoir.
Je suis habituée à être forte.
À me débrouiller seule.
À ne pas dépendre.
Quand tout se fait à deux,
ça veut dire que je dois lâcher le contrôle.
Et lâcher le contrôle,
quand on a survécu longtemps,
ce n’est pas naturel.
Il est stable.
Moi, j’ai encore des réflexes d’alerte.
Il reste.
Moi, j’attends inconsciemment qu’il parte.
Il construit.
Moi, je vérifie s’il y a une fissure.
C’est ça, le négatif malgré le positif.
Pas parce qu’il fait mal.
Mais parce que la stabilité met en lumière mes blessures.
Recevoir de l’amour,
de la constance,
de la sécurité…
Ça demande plus de vulnérabilité
que survivre au chaos.
Et parfois, je réalise que le plus grand travail n’est pas de trouver un homme qui reste.
C’est d’apprendre à croire qu’il va rester.
Mon conjoint m’apporte la stabilité que je ne connaissais pas.
Mais cette stabilité me demande d’évoluer.
De baisser la garde.
De faire confiance.
D’accepter que tout ne va pas s’effondrer.
Et ça…
c’est plus difficile que je l’aurais cru.
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