Il y a une violence qu’on ne voit pas.
Elle ne crie pas.
Elle ne frappe pas.
Elle ne laisse pas de traces visibles.
Elle s’appelle la normalité rigide.
On parle d’ouverture.
On parle de respect.
On parle de santé mentale.
Mais dans les faits, on exige encore l’adaptation constante.
S’adapter à l’école.
S’adapter au travail.
S’adapter à la famille.
S’adapter aux attentes.
S’adapter aux rythmes qui ne sont pas les nôtres.
Et quand quelqu’un ne suit plus ?
On l’analyse.
On le corrige.
On le médicamente.
On le juge.
On cherche ce qui cloche chez l’humain.
Presque jamais ce qui cloche dans le cadre.
On glorifie ceux qui tiennent malgré tout.
On admire ceux qui encaissent sans broncher.
Mais on oublie de se demander :
À quel prix ?
Combien d’enfants apprennent à ignorer leurs signaux ?
Combien d’adultes vivent en mode survie en silence ?
Combien de relations se brisent parce qu’on exige l’ajustement unilatéral ?
Je refuse cette logique.
Je refuse l’idée que la maturité soit synonyme d’endurance.
Je refuse que la conformité soit confondue avec la santé.
Je refuse que poser une limite soit vu comme un problème.
Un humain qui déborde n’est pas défectueux.
Un humain qui ralentit n’est pas faible.
Un humain qui dit “c’est trop” n’est pas opposant.
Il est vivant.
Les relations humaines ne devraient pas être des lieux où l’on apprend à s’éteindre.
Elles devraient être des espaces où l’on peut exister.
Entièrement.
Avec nos rythmes.
Nos fragilités.
Nos limites.
Un système, une famille, une relation…
ça devrait s’ajuster à l’humain.
Pas l’écraser.
Parce qu’au final,
Le système devrait servir l’humain. Pas l’inverse.
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