(Violence)
Dans la violence, le silence n’est pas toujours un choix.
Il est souvent une stratégie de survie.
Se taire pour éviter que ça dégénère.
Se taire pour protéger les enfants.
Se taire parce qu’on a appris que parler pouvait coûter plus cher encore.
Mais ce silence a un prix.
Il isole.
Il retarde l’aide.
Il permet à la violence de s’installer, de s’intensifier, de devenir normale.
La violence ne commence pas toujours par des coups.
Elle commence souvent dans le non-dit.
Dans ce qui est minimisé.
Dans ce qui n’est pas cru.
Briser le silence ne garantit pas la sécurité.
Mais rester silencieux la compromet souvent davantage.
Comprendre le silence autour de la violence,
c’est cesser de juger celles qui n’ont pas pu partir plus tôt
et commencer à créer des conditions réelles pour qu’elles puissent être protégées.